Ce lait qui menace les femmes - extraits

Extrait 1 (pages 176-177) :

    Les différentes études sur la calcification du squelette sont discutables. La théorie universitaire dans tous les pays développés consiste à dire : « Il manque du calcium dans l'os, donc donnons du calcium ! » Ce raisonnement est simpliste, et procède de ces habitudes médi-cales dont le bien-fondé est discutable.
    L'organisme n'est ni plus ni moins qu'une mémoire. Mémoire génétique par nos chromosomes, qui remontent à la nuit des temps, et mémoire acquise, à la fois consciente et inconsciente. Ainsi, notre organisme va adapter, grâce à des noyaux du système nerveux, nos réactions biologiques en fonction des différentes expériences vécues auparavant.
    Bien qu'aucune étude n'ait été réalisée à propos du calcium, je pense que cette mémoire joue sur sa régulation et son économie dans l'organisme. Plus l'apport est important, plus l'organisme en rejette. A tel point que l'organisme, par mémoire, finit par rejeter le calcium même quand l'apport est plus faible. C'est alors que survient la décalcification.
    En ce qui concerne l'apport du calcium à l'organisme, je dirais donc que :
-  une insuffisance est préjudiciable,
-  un excès est préjudiciable,
-  seul un apport équilibré permet une calcification osseuse normale.
    Bien entendu, cette hypothèse, qui va à l'encontre des thèses actuelles, m'a souvent valu des réactions d'incrédulité. Ainsi, cette femme des environs de Lyon qui vint me trouver un matin l'air un peu narquois :
«Docteur, j'ai vu hier une émission à la TV sur l'ostéoporose. Vous m'avez demandé de supprimer tout laitage depuis 5 ans. Pouvez-vous me faire passer une ostéométrie ? »
    Il n'y a rien de plus désagréable que les émissions médicales. Certes elles font recette mais, malgré les sommités qui sont invitées, il s'y débite tant de sottises que le Français, malade potentiel, non seulement n'apprend rien, mais a l'impression d'apprendre... ce qui est pire !
    L'ostéométrie est un examen qui permet d'apprécier la teneur en calcium des os. Aussi lui répondis-je, très courtois :
« Bien sûr, madame, c'est une excellente idée ! »
    Cette femme revint me voir quelques semaines plus tard avec sous le bras sa pochette d'examen. Elle souriait. Je lus le compte rendu : Calcification du squelette supérieure à la moyenne de son âge (58 ans).

J'avais regagné sa confiance.

Extrait 2 (page 179) :

    Il est intéressant de noter que les fractures de la hanche sont plus nombreuses aux Etats-Unis, où l'apport en laitages est très important, alors que dans certains pays où l'apport en laitages est faible, les frac-tures de la hanche sont peu nombreuses.
    Là aussi, un fait est troublant. Le fameux bon sens populaire dit que « le lait est bon pour la calcification ». Or, les trois pays où l'on observe le plus de fractures de la hanche, donc d'ostéoporose, à savoir les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, la Suède, comptent parmi les plus grands consommateurs de laitages au monde !